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Partage intime sur mes orages intérieurs

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Connaissez-vous les orages intérieurs?

Ces périodes de contraction où même si de l’extérieur tout peut avoir l’air de bien aller, en dedans c’est quelque peu chaotique et on a l’impression que tout pourrait s’écrouler?

Ça sonne dramatique dit de même, mais parfois notre expérience intérieure est si aiguë qu’on le vit comme ça. C’est mon cas, car je suis un être de grande sensibilité et d’intensité! Peut-être vous aussi?

Bref, j’ai vécu un orage intérieur ces derniers temps dont j’aimerais vous en parler, dans l’espoir qu’il vous éclaire sur vos propres moments de contraction. 

Cela a commencé en douceur il y a quelques semaines avec certaines pensées compulsives qui tournaient sournoisement dans ma tête et qui me chuchotaient innocemment que je n’étais pas assez, que je n’étais pas aussi bonne que telle ou telle autre personne, que qui j’étais n’allait juste pas le faire.

Une anxiété de bas grade m’envahissait petit à petit.

Ensuite d’autres inquiétudes ont commencé à se manifester et à prendre de l’ampleur; toutes les choses que j’ai à faire dans les mois à venir et d’autres soucis pour l’instant non réglés se pressaient avec urgence dans mon esprit et dans mon cœur.

Il y avait une lourdeur écrasante, une émotivité accrue — tout et rien me faisaient pleurer, mais les larmes ne me soulageaient pas! — et très peu d’énergie vitale à disposition; j’étais à plat!

En fait, j’avais l’impression que jamais je n’allais y arriver, que c’était tout simplement impossible et que j’allais peut-être exploser (ou imploser!)…

Arriver où, vous vous demandez, et impossible de faire quoi? De très bonnes questions!

Je ne suis même pas sûre de pouvoir vous répondre, mais ces pensées provoquaient tout de même en moi une forte réaction! Et puisque le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et imaginé, les émotions qui ont suivi étaient plus intenses les unes que les autres.

Je me sentais dans le noir, coupée de mes ressources et comme si j’étais dans un passage étroit et sans issue. Oui, c’est ça, sans issue, comme si je n’allais jamais revoir la lumière, comme si j’allais rester coincée comme ça à tout jamais.

J’avais peur et j’avais égaré ma confiance habituelle dans la vie.

Ouf! C’était très inconfortable!

Et puis, comme toujours – car ce n’est pas la première fois que j’ai traversé une tempête intérieure —, quelque chose a bougé en moi. Et la lumière a pu enfin s’infiltrer tranquillement de nouveau dans le noir et éclairer mon paysage intérieur et me (re)montrer le chemin.

Dans l’occurrence, c’était suite à un échange senti avec une bonne copine que j’ai commencé à changer mon discours intérieur et à me dire tout simplement,

« Et si je faisais confiance à la vie?

Et si je n’avais pas à m’inquiéter autant?

Et si tout était OK? »

Je n’avais pas encore de réponses concrètes qui pouvaient satisfaire mon mental surchargé, mais ce n’était pas grave; j’ai ressenti un doux amollissement de mon cœur. Cela s’est passé à un niveau subtil, mais je l’ai senti, et la tension a commencé à se dissiper.

J’ai laissé sortir le trop-plein d’émotionscette fois-ci c’était des larmes de relâchement qui évacuent —, et je me suis offert des moments de coconnage et de douceur; un bon thé Earl Grey dans mon fauteuil préféré à contempler la vue dehors, une petite marche tranquille dans le village, du temps de qualité avec mes deux hommes, un petit et l’autre grand.

Et dès le lendemain, je n’étais plus dans le passage étroit sans issue. Non, j’étais dans un endroit plus spacieux, de nouveau en connexion avec mon cœur et avec tout ce qui est lumineux dans cette vie.

C’est difficile de mettre en mots — ces expériences dans notre for intérieur le sont souvent! —, mais je portais tout en moi avec plus de légèreté.

Mon mental n’était plus au volant et je n’embarquais plus dans ses jeux de peur et de manque.

Rien n’avait changé autour de moi en termes de dossiers que j’ai à régler prochainement, ou soucis pour l’instant non réglés, mais je ne les portais plus de la même façon.

J’avais réussi par mon intention et par mon choix de pensées à créer plus d’espace en moi.

J’avais pu enfin relâcher le trop-plein d’émotions pour qu’elles puissent se transformer tout naturellement.

J’avais réussi à retrouver ma connexion avec ma sagesse intérieure, et avec le flux naturel de la vie.

J’étais de nouveau en connexion avec la magie de la vie.

Branchée de nouveau à la bonne source, j’ai pu accomplir dans une journée et avec clarté et précision tout ce que je tentais de faire péniblement depuis plus d’une semaine.

Je me sentais portée par une énergie de feu et je savais que je la canalisais avec amour et précision dans mes projets. Que ça goûtait bon!

Il y avait, finalement, une issue de cette période de contraction, de ce canal étroit, et je l’avais trouvé!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ce sont souvent les moments quand la lumière revient après un temps de noirceur que la sagesse arrive aussi, avec peu de mots, mais beaucoup de clarté.

Alors je vous partage ici ce que je retiens de ces moments de contractions qui nous visitent de temps en temps.

 

Accepter le cycle naturel de la vie

Quand je suis dans un orage intérieur, quand je suis comprimée de tous les bords et je ne pense pas pouvoir m’en sortir, je veux juste que ça finisse. Je ne suis pas bien du tout, et je veux juste de nouveau « être bien ».

Dans cet état-là, je suis dans un rejet total de l’expérience, jugeant qu’elle n’est pas correcte et qu’elle n’a pas sa place.

Mais en fait, le contraire est vrai. Elle fait partie de mon chemin tout autant que les périodes plus soi-disant « faciles » et fluides.

Elle EST mon chemin, tout simplement, et elle a sa place.

En fait, elle s’inscrit dans le cycle naturel de la vie de « vie – mort – vie », ou « ouverture – fermeture – ouverture ».

Les périodes d’ouverture – de connexion, de grâce, de fluidité et d’aisance – sont possibles seulement, car les périodes de fermeture existent aussi. Sans l’un, l’autre n’est pas possible.

Et sans avoir vécu viscéralement les creux, il est difficile d’apprécier l’aisance à sa juste valeur. Dans le même ordre d’idées, vivre consciemment et pleinement les périodes soi-disant « faciles » permet de mieux naviguer les périodes qui nous mettent à l’épreuve.

 

Tout finit par passer

Quand ça serre de partout, quand on n’est pas bien, c’est important de se rappeler que malgré ce que notre mental nous raconte — et ce qu’on peut finir par croire —, ce ne sera pas toujours comme ça.

Non, ce moment d’épreuve fait partie d’un cycle naturel et va se transformer, car c’est sa nature de le faire. Tout finit par passer alors rassurez-vous (rassurons-nous!), ce n’est qu’un moment à passer.

Non seulement ça, mais rappelons-nous que ce moment d’ombre voire de noirceur, EST le chemin. Il n’est pas un moment, une période à occulter ou à rejeter. Au contraire, c’est une période à accepter avec bienveillance.

Ce qui m’amène à mon prochain point...

 

Dire oui à l’expérience

Accepter la « facticité » de ces périodes de contraction nous met moins en résistance et du coup, on les vit mieux.

Et étrangement, le simple fait d’accueillir la période de contraction, de lui dire oui, ouvre déjà le chemin à une autre expérience. Car c’est la résistance qui fait mal. Et on peut ensuite s’ouvrir à tout ce qui est beau et riche et profond dans la période de contraction; notre capacité de ressentir toute une gamme d’émotions, de sensations, et de pouvoir comprendre viscéralement ce que les autres vivent dans des moments similaires.

 

Il y a toujours un sens dans ce qu’on vit, surtout là où il ne semble pas en avoir

Choisir de cheminer en conscience, choisir de vivre pleinement toutes les nuances de notre expérience terrestre n’est pas pour les timorés.

Ça nous amène dans l’accueil d’expériences qu’on a eu l’habitude de renier ou de refouler.

Ça nous amène à reprendre notre responsabilité et notre pouvoir personnel.

Ça peut faire trembler, ça peut nous obliger à puiser profondément en soi pour être capables d’en sortir, mais c’est ça le chemin.

Et selon moi, inclure ces périodes de contraction dans notre expérience de la vie lui donne un sens, nous permettant d’avancer sur un chemin plus entier, plus vrai et plus authentique.

Qu'en pensez-vous?

 

À vous maintenant

Qu’est-ce que mon histoire éveille en vous?

Comment est-ce que vous naviguez vos périodes de contraction?

Quels sont vos astuces et vos vécus?

Qu'avez-vous retiré de ces périodes sombres?

 

Partagez avec nous dans les commentaires, question de savoir qu’on n’est pas seul, et surtout que ces moments qui nous mettent à l’épreuve sont nécessaires et transitoires.

 

Au grand plaisir de vous lire,

Avec bienveillance,

Minnie x

 

Minnie Richardson

Vecteur de conscience

Coach de vie et Praticienne en travail rituel

laconscienceensoi.com

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